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La conférence sur les océans clôturée avec la déclaration de Lisbonne adoptée par consensus

Après une semaine de discussions et d’événements à Lisbonne, au Portugal, la Conférence des Nations Unies sur les océans s’est terminée le 1er juillet, les gouvernements et les chefs d’État s’étant mis d’accord sur une nouvelle déclaration politique pour sauver nos océans.

Reconnaissant dans cette déclaration « l’échec collectif » passé, les dirigeants mondiaux ont appelé à une plus grande ambition pour s’assurer que l’on s’attaque à l’état désastreux des océans, et ont admis être « profondément alarmés par l’urgence mondiale à laquelle les océans sont confrontés ».

Plus de 6.000 participants, dont 24 chefs d’État et de gouvernement, et plus de 2.000 représentants de la société civile ont assisté à la conférence, plaidant pour des actions urgentes et concrètes pour faire face à la crise des océans.

Parmi les défis auxquels l’océan est confronté figurent l’érosion côtière, l’élévation du niveau de la mer, le réchauffement et l’acidification des eaux, la pollution marine, la surexploitation des stocks de poissons et la diminution de la biodiversité marine.

Reconnaissant que le changement climatique est « l’un des plus grands défis de notre temps » et qu’il est nécessaire « d’agir de manière décisive et urgente pour améliorer la santé, la productivité, l’utilisation durable et la résilience des océans et de ses écosystèmes », les hauts responsables politiques réunis à Lisbonne ont souligné que des actions scientifiques et innovantes, ainsi que la coopération internationale, sont essentielles pour apporter les solutions nécessaires. 

Appelant à un changement transformateur, les dirigeants ont souligné la nécessité de s’attaquer aux effets cumulatifs du réchauffement de la planète sur les océans, notamment la dégradation des écosystèmes et l’extinction des espèces.

Réaffirmant que l’océan est fondamental pour la vie sur notre planète et pour notre avenir, les signataires ont souligné l’importance particulière de la mise en œuvre de l’Accord de Paris de 2015, et du Pacte de Glasgow pour le climat de novembre dernier pour contribuer à assurer la santé, la productivité, l’utilisation durable et la résilience de l’océan.

« Nous nous engageons à stopper et à inverser le déclin de la santé des écosystèmes et de la biodiversité de l’océan, et à protéger et restaurer sa résilience et son intégrité écologique », dit la déclaration de Lisbonne. « Nous appelons à un cadre mondial pour la biodiversité post-2020 ambitieux, équilibré, pratique, efficace, robuste et transformateur ».

Des environnements marins résilients et sains sont les fondements de la régulation du climat et du développement durable, avec le potentiel de produire de la nourriture et de l’énergie pour des milliards de personnes.

Lors de la conférence, plus de 100 États membres se sont engagés volontairement à préserver ou à protéger au moins 30% de l’océan mondial dans des aires marines protégées et d’autres mesures efficaces de préservation par zone, d’ici à 2030.

« Je suis impressionné par les nouveaux engagements » pris par les pays, a déclaré M. Serpa Soares, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires juridiques, lors de la cérémonie de clôture, ajoutant que « les engagements doivent être mis en œuvre à un rythme soutenu et contrôlés ».

En voici quelques exemples : 

  • Protéger 30%, ou même davantage, des zones maritimes nationales d’ici à 2030
  • Atteindre la neutralité carbone d’ici 2040
  • Réduire la pollution plastique 
  • Augmenter l’utilisation des énergies renouvelables
  • Allouer des milliards de dollars à la recherche sur l’acidification des océans, aux projets de résilience climatique et au suivi, au contrôle et à la surveillance.

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