Conférence: « Le vivant à l’ère du numérique: qui gouverne les données génétiques ? »
15 septembre 2026 de 12 à 14 heures
au siège de Wallonie-Bruxelles International (WBI)
Place Sainctelette, 2 – 1080 Bruxelles
En vue de la COP-17 de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB) qui se tiendra à Erevan en octobre prochain, l’APNU organise une conférence-débat sur le rôle des Nations Unies pour tenter d’assurer à l’ère numérique l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des bénéfices qui en découlent, afin d’atteindre les objectifs de conservation de la biodiversité et de sécurité alimentaire mondiale.
En effet, depuis 1992, la CDB a placé les ressources génétiques sous la souveraineté des États. Pour les utiliser, une entreprise doit donc demander l’autorisation à l’État concerné en l’informant de l’utilisation de la ressource et signer un contrat de partage des bénéfices réalisés. Le protocole de Nagoya a précisé en 2014 la procédure à suivre à cet égard. Parallèlement, à la FAO, se concluait en 2001 le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (Tirpaa) qui met en place un mécanisme multilatéral d’accès et de partage des avantages pour 64 des principales espèces agricoles cultivées.
Mais depuis dix ans, les entreprises cherchent à contourner ces obligations de
consentement préalable et de partage des bénéfices en construisant des bases de données de séquences et d’informations génétiques numérisées… librement accessibles ! Numérisation versus partage des bénéfices: c’est ce qui fait l’objet de négociations ardues au sein de plusieurs instances internationales, dont la CDB et la FAO déjà citées mais également l’OMS (avec la négociation sur le Traité Pandémie), et l’Accord sur les ressources génétiques marines de 2023.
Pour nous expliquer les enjeux de ces questions et l’évolution de la réflexion académique et des négociations au sein des instances politiques internationales, nous aurons deux intervenants : Christine Frison, Professeur de recherche à l’université de Liège, Faculté de droit, science politique et et criminologie, où elle dirige le Groupe de recherche EcoLAWgy, et Alex Owusu-Biney, Gestionnaire de portefeuille du FEM (Fonds pour l’environnement mondial) pour la biosécurité au siège du Programme des Nations Unies pour l’environnement. Ce dernier interviendra en ligne à partir de Nairobi.
Les débats auront lieu en anglais à partir de 12:30 h après une collation offerte par Wallonie -Bruxelles International (WBI).
L’invitation à s’inscrire sera envoyée fin août.
