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Liban | Quand l’ONU s’interroge sur l’avenir de sa présence au Moyen-Orient

Par Gauthier van Outryve d’Ydewalle, APNU Jeunes

Le Liban est aujourd’hui à la croisée des tensions. Incapable de désarmer un Hezbollah
affaibli mais toujours redouté, l’État peine à affirmer son autorité sur l’ensemble du
territoire. L’armée nationale, sous-équipée, ne suffit pas à garantir la sécurité aux
frontières, et les élites politiques, profondément divisées, cherchent en permanence des
appuis extérieurs pour compenser leur faiblesse interne. Israël, de son côté, multiplie les
frappes dans le Sud, en quête de profondeur stratégique face à une menace persistante
et une frontière encore mal définie. Pendant ce temps, la corruption gangrène les
institutions, l’économie s’effondre, et la jeunesse s’exile.
C’est dans ce contexte incertain que les véhicules blancs de l’ONU continuent de sillonner
le SudLiban. Depuis près de cinquante ans, les Casques bleus patrouillent le long de la «
Ligne bleue », cette frontière tracée après le retrait israélien de 2000. Leur présence,
discrète mais constante, maintient un équilibre fragile entre calme relatif et retour
possible des hostilités.
Mais un tournant se dessine. Le Conseil de sécurité prévoit un retrait progressif de la
FINUL à partir du 31 décembre 2026, en concertation avec les autorités libanaises. La
mission ne disparaîtra pas du jour au lendemain, mais son empreinte sur le terrain
s’amenuisera considérablement.
Alors, que restera-t-il pour contenir les tensions entre Israël et le Hezbollah, dans un pays
miné par la crise économique, la paralysie politique et l’effondrement de ses services
publics ? Le Liban est l’un des pays les plus suivis par l’ONU. Mais dans l’actualité
internationale, il est devenu l’un de ces conflits que l’on regarde de moins en moins.


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