Conflit Israël-Hamas: Situation alarmante à Gaza et en Cisjordanie
L’annonce de nouvelles frappes aériennes et les bombardements israéliens la nuit du 18 mars à Gaza, a horrifié le monde entier. Les premiers rapports font état de plus de 300 morts y compris 2 morts et six blessés parmi les travailleurs humanitaires de l’ONU (UNOPS/UNRWA) qui sont une nouvelle fois touchés
Depuis le 30 janvier 2025, l’UNRWA est confrontée à des défis sans précédent pour maintenir ses opérations à Gaza et en Cisjordanie. La législation israélienne entravant sa capacité de fournir une assistance essentielle est entrée en vigueur. Le gouvernement israélien bloque pour sa part l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, au mépris de ses obligations internationales, dans l’intention de faire pression sur le Hamas. UN News
C’est la première fois qu’une agence humanitaire des Nations Unies se voit officiellement interdire de remplir sa mission. Le 30 janvier 2025 est entrée en vigueur la législation israélienne interdisant à l’UNRWA d’opérer en Israël, y compris à Jérusalem, ainsi que les contacts et la coordination de l’agence avec les représentants des autorités civiles et militaires israéliennes. Le bureau de l’UNRWA à Jérusalem a dû fermer et tout son personnel international a été contraint de partir.
L’UNRWA a toutefois affirmé sa détermination à maintenir son assistance à Gaza, notamment l’aide alimentaire et les centres de soins. En Cisjordanie les écoles et services essentiels de l’UNRWA se maintiennent dans la mesure du possible, mais des interventions militaires israéliennes, notamment dans les écoles, viennent perturber leur sécurité et leur fonctionnement.
Les perspectives politiques n’incitent pas à l’optimisme. La reprise des bombardements sur Gaza a mis à mal un cessez-le-feu déjà fragile, et compromis les chances de libération des otages.
En réponse au projet de Riviera sans Gazaouis du Président Trump, les dirigeants arabes réunis en Sommet au Caire ont adopté un plan de reconstruction de Gaza. La bande de Gaza serait administrée durant une période transitoire par un comité de technocrates palestiniens, avant que l’Autorité palestinienne n’en reprenne le contrôle. Le Hamas se verrait écarté.
Le Sommet a aussi exhorté le Conseil de sécurité à « déployer des forces internationales de maintien de la paix pour contribuer à assurer la sécurité des peuples palestinien et israélien aussi bien en Cisjordanie qu’à Gaza dans le cadre d’une perspective politique menant à la création d’un État palestinien ».
Dans un communiqué commun diffusé à Berlin, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie ont « salué » ce plan pour Gaza, qui présente « une voie réaliste vers la reconstruction de Gaza ». Ce plan a cependant peu de chance de voir le jour. Les États-Unies et Israel l’ont pour leur part déja rejeté.
Christine Van Nieuwenhuyse