Quand la Belgique entretient sa relation spéciale avec la FAO et le PAM
La Belgique a toujours été et reste un partenaire stratégique important de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Programme alimentaire mondial (PAM), contribuant de manière significative aux efforts de développement et d’aide humanitaire. Avec la FAO, elle finance notamment des initiatives innovantes qui renforcent la sécurité alimentaire, stimulent la croissance économique et génèrent des emplois et des revenus, tout en favorisant un développement résilient et durable. Quant au PAM, il est l’un des principaux partenaires humanitaires de la Belgique qui contribue chaque année à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros à ses opérations. Outre l’hébergement des bureaux de la FAO et du PAM à Bruxelles, des rencontres annuelles ont lieu à haut niveau pour partager les vues réciproques sur les stratégies à poursuivre.
C’est ainsi que le dernier Dialogue stratégique entre la Belgique, d’une part, et la FAO et le PAM, d’autre part, s’est tenu du 27 au 29 janvier au Palais d’Egmont à Bruxelles. Il s’agissait d’une consultation de haut niveau entre les dirigeants des deux organisations et le gouvernement fédéral belge, représenté par la Direction générale de la Coopération au Développement et de l’Aide Humanitaire (DGD) du Service public fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement. La délégation de la FAO était dirigée par le Directeur général adjoint, Maurizio Martina et celle du PAM par Edith Heines, Directeur de la Division des programmes et des politiques. Une session spéciale s’est tenue l’après-midi du 28 janvier avec la participation des représentants des autorités régionales, de plusieurs universités et d’organisations de la société civile dont l’APNU.
Les échanges ont porté sur deux domaines essentiels :
1. La contribution de la Belgique à la transformation des systèmes alimentaires. L’engagement de la Belgique dans ce domaine souligne l’importance de promouvoir des pratiques agricoles durables, d’optimiser les chaînes de valeur et de tirer parti des innovations numériques pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition mondiales et accroître l’accès équitable à une alimentation saine.
2. Le lien entre l’humanitaire, le développement et la paix.
Ce lien reflète l’approche proactive de la Belgique visant à relier les réponses immédiates aux crises aux objectifs de développement à long terme dans les contextes fragiles, garantissant ainsi aux communautés la possibilité de se relever et de se reconstruire durablement après les crises. Dans ce contexte, préserver la fonctionnalité des systèmes alimentaires pendant les crises peut améliorer l’efficacité des réponses humanitaires, notamment en réduisant les coûts, tout en élaborant des solutions qui atténuent l’impact des chocs et facteurs de stress futurs, favorisant ainsi une intégration harmonieuse au sein du lien entre le développement humain et la paix.
A noter que parallèlement à ces réunions, la FAO a signé un memorandum d’accord de coopération avec l’UCLouvain et a eu des discussion sur les priorités à poursuivre dans sa collaboration de longue date avec l’université de Gand.
Si tous ces contacts reflètent l’importance de la coopération entre la Belgique d’une part et la FAO et le PAM d’autre part, il faut espérer que la diminution du budget global de l’aide au développement décidée par le nouveau gouvernement n’affecte pas durablement cette relation privilégiée.
André Hupin, Secrétaire Général