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Allocution du Directeur général de l’OMS aux missions diplomatiques sur la ‎COVID-19 – 9 avril 2020‎

Excellences, chers collègues et amis,‎


Cela fait aujourd’hui 100 jours que l’OMS a été informée des ‎premiers cas en Chine de ce que l’on nomme désormais la ‎COVID-19. ‎
Les choses ont beaucoup évolué depuis que nous avons lancé le ‎premier plan stratégique de préparation et de riposte, il y a deux ‎mois.‎
La propagation du virus à l’échelle planétaire a submergé les ‎systèmes de santé, mis l’économie mondiale à l’arrêt et entraîné ‎des perturbations généralisées dans la société. ‎
On estime que le taux de létalité est dix fois plus élevé que pour ‎la grippe. ‎
Plus de 1,3 million de personnes ont été infectées et parmi elles, ‎près de 80 000 ont perdu la vie.‎
Cette pandémie va bien au-delà de la crise sanitaire. Elle appelle ‎une riposte de l’ensemble des autorités publiques et de ‎l’ensemble de la société.‎
En 100 jours, la COVID-19 nous a montré les dégâts qu’elle ‎pouvait infliger dans des nations riches. ‎
Nous ne savons pas encore les ravages qu’elle pourrait causer ‎dans les pays plus pauvres et plus vulnérables. Nous sommes ‎résolus à tout mettre en œuvre pour que cela ne se produise ‎pas.‎
L’une des principales raisons qui nous a motivés à déclarer une ‎urgence de santé publique de portée internationale en janvier ‎était de donner le temps aux pays et aux communautés de se ‎préparer, en particulier ceux d’entre eux dont les systèmes de ‎santé sont fragiles. ‎
S’ils ne reçoivent pas d’aide et n’agissent pas maintenant, les ‎pays pauvres et les communautés vulnérables pourraient en ‎ressortir fortement dévastés. ‎
La période favorable à un confinement du virus aux niveaux ‎infranational et national vient à son terme dans de nombreux ‎pays. Le nombre d’infections est relativement bas en Afrique, ‎mais il augmente rapidement. ‎
Nous publions aujourd’hui la mise à jour de notre stratégie ‎technique pour la prochaine phase de la riposte.‎
Elle servira de fondement à notre deuxième plan stratégique de ‎préparation et de riposte, que nous publierons dans les ‎prochains jours. ‎
Notre connaissance du virus a beaucoup progressé depuis que ‎nous l’avons rencontré pour la première fois au début de cette ‎année. La nouvelle stratégie tient compte de ces leçons ‎chèrement acquises.‎
Cette mise à jour porte sur la situation dans les pays et les ‎communautés à faible revenu et à revenu intermédiaire dont les ‎systèmes de santé et les infrastructures sont plus fragiles, en ‎particulier les pays touchés par un conflit et les personnes ‎déplacées. ‎
Elle s’articule autour de cinq objectifs stratégiques :‎
Mobiliser l’ensemble des secteurs et des communautés ;‎
Maîtriser les cas sporadiques et les groupes de cas et prévenir la ‎transmission dans les communautés ;‎
Faire cesser la transmission dans les communautés là où elle a ‎lieu ; ‎
Réduire la mortalité par une prise en charge adaptée ;‎
Et mettre au point des vaccins et des traitements sûrs et ‎efficaces.‎
Ces objectifs stratégiques doivent s’appuyer sur des stratégies ‎nationales sur mesure pour trouver, tester, isoler et prendre en ‎charge chaque cas et rechercher chaque contact.‎
De leur côté, les stratégies nationales devront trouver un appui à ‎l’échelon international dans cinq domaines clés sur lesquels ‎l’OMS concentre son attention :‎
Premièrement, aider les pays à renforcer leurs capacités de ‎préparation et de riposte ;‎
Deuxièmement, fournir une analyse épidémiologique et assurer ‎une communication sur les risques ; ‎
Troisièmement, coordonner la chaîne d’approvisionnement ‎mondiale ;‎
Quatrièmement, apporter des compétences techniques et ‎mobiliser le personnel de santé ;‎
Et cinquièmement, accélérer la recherche, l’innovation et la mise ‎en commun des connaissances.‎
Notre deuxième plan stratégique de préparation et de riposte ‎donnera une estimation des ressources nécessaires pour mettre ‎en œuvre les stratégies nationales et internationales au cours de ‎la prochaine phase de la riposte. ‎
Je souhaite remercier tous les États Membres qui ont répondu à ‎notre premier plan stratégique de préparation et de riposte. Ce ‎sont ainsi plus de 800 millions de dollars des États-Unis qui ont ‎été promis ou reçus. ‎
Nous sommes tous concernés et il nous reste un long chemin à ‎parcourir.‎
Comme je l’ai dit en conférence de presse hier, nous devons ‎mettre en quarantaine la politisation de ce virus. Nous devons ‎travailler ensemble et nous n’avons pas de temps à perdre. ‎
Notre priorité est d’œuvrer à servir chaque individu afin de ‎sauver des vies et d’arrêter cette pandémie.‎
Je vous remercie. ‎

Pour plus d’informations sur l’action de l’OMS face à la pandémie du coronavirus, voir le site: https://www.who.int/fr

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